Un langage à apprendre (déjà publié)

Il en est de l’amitié comme de toutes choses, un langage à apprendre.

Embrasser la plus grande largeur de plage et toujours plus large.

Alors le seul grain qui ait de l’importance se montrera plus clairement.

Sous les pans de mur qui s’écroulent

Des graines de fleurs aux mille couleurs éclosent enfin.

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Un océan de larmes (déjà publié)

Quoi de plus beau qu’une larme ?

Celle d’un enfant, d’un homme, d’une femme ?

Quoi de plus beau qu’une larme ?

Toutes celles qui ont échappé

Que mon attention a laissées choir

Tombées sur le sol, séchées sur les doigts

Au creux d’un mouchoir

Toutes sont miennes, comme des enfants

Nourrissant l’espoir

Eaux de vies, eaux des mers et océans

Eaux des cellules, de chair et de sang

Je vous entends, l’amour en moi faites renaissant.

Échange avec Sri Romaniya (3)

Que disais-tu sur la tendresse ?

Je disais que toute relation a besoin de tendresse…

Mais toute tendresse attend bien quelque chose, non ?

Et bien en principe oui, je suppose, dans le mot « tendresse » il y a le verbe « tendre », et sans doute par développement l’expression « tendre vers »…

Et tu penses que c’est de tendresse que nous manquons, mais la tendresse est encore trop animale à mon goût, « tendre vers quelque chose » nous ramène toujours plus ou moins vite vers les questions de territoire, tendre vers la lune et y laisser son drapeau, tendre vers les sommets des montagnes et y graver son nom ou y déposer son portrait, tendre vers la caresse et déshabiller la peau pour l’embrasser. Oui la tendresse me fait encore trop penser à la monnaie et au commerce, ce avec quoi on s’acquitte de son désir est comme ce avec quoi on s’acquitte de ses impôts, un moyen d’occuper un sol, une forme de loyer en somme, non je crois que ce dont le monde a le plus besoin, c’est de délicatesse.

La délicatesse ou la tendresse, en quoi sont-elles différentes, je ne vois pas bien ?

La délicatesse n’est pas animale, elle n’est pas au service des instincts de survie comme l’est toute tendresse, elle ne tend vers rien, ne veut rien, elle ne déshabille pas la peau, mais au contraire, la protège de toute incursion, de toute intrusion, de tout regard, de toute pensée qui convoite. La délicatesse n’est pas un attribut pour bête sauvage qui a besoin de surmonter tout ce qui se présente à elle, parce que ce qui se présente à lui sera compris comme un défi ou un obstacle. La délicatesse sait se tenir à distance, elle sait les respecter toutes, parce qu’elle t’amène à un amour courtois, celui qui tient la bonne distance comme une impérieuse condition de son existence.

Le libre arbitre 4

Dans cette condition, où il est difficile de considérer rationnellement le peu de maîtrise que nous pouvons avoir sur notre destinée, nous nous raccrochons à nos pensées, à l’imaginaire.

Toutes les tours, tous les ponts, les routes que nous construisons, comment les avons-nous voulus ?

Pour vouloir une route, il faut vouloir un déplacement, ce n’est toujours qu’une pensée : « Ah, si je pouvais aller là-bas ! Oui, mais pour y aller il me  faut un pont ».

A chaque fois, on peut se poser cette question : «  Mais qu’est-ce qui m’a mis cette pensée dans la tête ? »

Et évidemment la réponse la plus simple est : « Je suis l’auteur de cette pensée. J’ai imaginé que je pouvais traverser ce précipice et aller de l’autre côté sur cette autre montagne, parce que là-bas, je trouverai quelque chose qui me rende plus heureux. »

Mais même cette notion première de quête du « meilleur », ce n’est pas moi qui en suis l’auteur. A chaque fois que nous remontons vers la source, nous nous retrouvons devant une pensée, c’est là que nous découvrons que cette pensée : « je ne l’ai pas réellement conçue ».

Le libre arbitre 3

Si je peux admettre intellectuellement ce lien, peut être même que je peux en voir quelques manifestations, mais ne pouvant voir « comment » et « à quel moment », cela reste une dimension abstraite.

Cette dimension abstraite, non pas philosophiquement abstraite, non pas religieusement abstraite, mais « sensitivement » abstraite, je ne peux pas réellement la soupçonner par mes propres moyens, c’est elle qui se soupçonne en moi.

Il nous faut tout replacer dans un nouveau cadre. Au moment où je dis : « Je sens, je pense, je veux, etc. », ce « je » n’existe pas tel que je le crois. Il existe, mais pas tel que je le comprends.

Que comprenons-nous de ce « je » ?

Nous y plaçons, tout ce que nous imaginons être notre énergie, notre volonté, notre conscience, notre invention, notre imagination. Mais, au-delà de cette barrière, l’imagination, l’invention, la volonté, la compréhension, n’existent pas, la perception non plus. Je ne suis qu’une ombre chinoise sur un drap et j’essaie de comprendre ce qu’est cette ombre chinoise.

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Par son inertie et par son poids le corps appartient à la matière, par sa force et son agilité à la vie.

Mais par sa forme il appartient à lui-même.

C’est le seul élément qui lui appartienne en propre, sa loi constante et sa substance.

l’âme n’est pas ce qui s’exprime en la forme de l’œuvre, mais le corps, ce corps glorieux fait de la chair des astres dont il est écrit qu’il doit ressusciter au dernier jour.

L’œuvre parfaite porte son effigie.

Le libre arbitre 2

Ce quelque chose qui se trouve autour de nous, que j’ai appelé « environnement » par simplicité, produit ce que nous sommes matériellement, « mon corps », « ma chair », cette matière produit « ma pensée », c’est bien parce que nous ne voulons pas voir notre rapport à notre environnement que nous préférons imaginer, un dieu : « Parce que, quoi ? La pierre et l’arbre et l’océan, la terre serait mes parents directs ? Non, je suis un enfant de dieu, comme le disent les paroles inscrites dans l’argile. Je suis construit dans l’argile parce que dieu avait besoin d’une matière brute, mais il a insufflé son énergie vitale qui fait de moi un être quasi divin ».

Cette déviation de l’interprétation est aussi ancienne que notre espèce, elle provient d’un déni inconscient, de ce lien de parenté que l’homme (comme tout le vivant) a avec la planète.

Le libre arbitre 1 (déjà publié)

J’aimerais bien vous dire que je crois au libre arbitre, cette question est si délicate qu’il me semble qu’une réponse affirmative serait aussi insatisfaisante qu’une réponse négative. Il ne s’agit pas seulement de déterminisme, d’inné ou d’acquis ; voyez-vous, répondre oui serait comme penser que je suis capable de raisonner ou juger par moi-même. Cela me semble très innocent, ou naïf comme positionnement, ma pensée repose sur la langue que j’ai apprise, cette langue à elle-seule contient tous les éléments de mon raisonnement, et certainement que ma pensée au-delà du conscient collectif offert par cette langue propre, est encore soumise aux imbrications de toutes les autres langues et inconscients collectifs. Même si j’étais soudain capable d’émettre une idée neuve, révolutionnaire, aussi hérétique que celle des relativités générales et restreintes (et souvenez-vous comme le professeur Einstein fut considéré comme un hérétique pendant des décennies), je ne pourrais pas personnellement considérer ce phénomène comme issu de ma seule chair, de ma seule matière cérébrale, je serais encore tenu à cette humilité qui m’imposerait toutes les questions quant à l’origine de cette idée géniale qui aurait traversé mon esprit.
Cependant, cette considération ne m’empêche pas d’agir tous les jours comme si… Comme si j’étais assez intelligent pour produire, inventer, révolutionner, décider, etc. La raison principale pour laquelle je ne saurais vous répondre par oui ou par non, est que je ne me tiens pas à cet endroit bi-dimensionnel de l’examen. Ma position est paradoxale et seulement paradoxale, ou quantique si vous préférez. Elle ne s’appuie sur aucun credo, aucune foi, je ne dirai pas que je suis athée à cause de ma traduction de ce terme, je ne crois pas au créateur, ni à aucune image s’en rapprochant, de toute culture que ce soit.
Pour la majorité des humains je pense, la représentation d’un monde sans libre arbitre est difficile à soutenir, pour moi c’est le contraire, la beauté de ce monde est exclusivement là, car elle place chacun de nos actes en relation avec tout point de l’univers, en tout lieu et tout temps, et tout grain de poussière. Tous les temps sont en l’instant, ainsi nous respirons par le souffle de tout ce qui respire, nous entendons par les oreilles de tout ce qui entend, etc. Vie et mort ne se suivent pas, elles sont du même temps.

Un cantique

« C’est une sphère dont le centre est partout, la circonférence nulle part. » Quelqu’un a une idée de ce dont il s’agit ???

C’est un Quantique !

Je fais un jeu de mot sérieux avec un cantique, mais le terme convient aussi bien.

Voire en toute chose le centre du monde et dans le monde, le centre de toute chose, est une position spirituelle et quantique à la fois. De circonférence il ne peut y avoir, puisqu’elle implique une limite. Du point de vue d’un croyant, le tout est en toute chose comme chaque chose est en le tout.
Du point de vue d’un non-croyant qui va dans le monde avec ses deux faces, tout verbe contient une vérité et toutes celles qui s’y opposent .

Le monde réel 2 (déjà publié)

Le réel est une production du mental, une interprétation du monde unique, non ?

— Le « mental » est-il une chose réelle ? (rires)

— Quelle est ta définition de « réel » ?

Le réel, c’est peut-être tout ce que mon cerveau ne peut accommoder…. Il est impossible de bien définir ce que l’on ne peut appréhender, non ?

Cet homme que je vois ou ce vent qui me caresse ne seraient donc pas réel pour toi ?

— Non, cet homme que je vois comme ce que je vois de moi-même n’est pas le réel, puisque tant de choses m’échappe, et chacune des choses qui m’échappe m’éloigne du réel.

Mais alors, si chacune des choses qui t’échappe t’éloigne du réel, c’est ce que tu comprends qui t’en rapprocherait ?

— Non, je ne crois pas, se rapprocher du réel ? Mais pourquoi ? Ne sommes-nous pas suffisamment remplis par l’illusion ? N’est-elle pas notre écrin naturel et parfait ? Tout notre nécessaire n’y est-il pas confiné ?

Tu poses la question de la réalité parce que tu n’arrives pas à admettre que les choses ne sont pas, et que tout en n’étant pas elles sont.

Tu arrives à admettre que tu ne perçois pas leur intégralité, leur entièreté, leur noyau, tout ce qui se passe à l’intérieur de la matière, que la couleur n’est certainement pas la vraie, mais tu penses qu’il y a quand même quelque chose de réel. Cela veut dire que tu n’accordes pas en ton cerveau la possibilité d’une illusion absolue.

L’illusion est certes très confortable, elle permet notamment de vivre avec une illusion de bonheur, et la plupart des hommes s’en contentent d’ailleurs parfaitement.
Mais l’illusion s’apparente à la voie de la facilité. Vivre dans l’illusion, c’est choisir de prendre sa voiture plutôt que ses pied pour faire vingt mètres… C’est facile. N’y a-t-il donc pas une voie autre que celle de la facilité ? Un chemin plus exigent, car non défriché, mais aussi, plus joli ?

— Ici le sens du mot est quelque peu péjoratif, certes on peut utiliser les concepts relatifs au terme « illusion » de manière péjorative, mais ce n’était pas dans cette direction que je choisirai d’aller, si nos sens et notre esprit doivent conjuguer avec les formes illusoires, c’est pour la bonne « cause » et non par facilité. La facilité consisterait à vivre dans la confusion entre le réel et l’illusoire, ou même plus encore, à oublier totalement que le spectacle n’est que spectacle. La voie ardue elle, consisterait en l’effort fourni à chaque instant de se tenir droit face à l’illusion, en n’oubliant jamais que quelque chose d’autre se tient caché derrière le rideau des apparences, comme celui qui, posant sa main droite sur la partie émergée de l’iceberg ressent l’immensité de sa masse immergée en caressant de sa main gauche un morceau de sa glace sous la surface de l’eau.

Un monde réel ( déjà publié)

Tout est définissable dans le monde « réel », parce que justement ce qui fait le monde réel est la définition.
L’autre monde est insaisissable, parce qu’il n’est pas le produit de la définition.

L’espace ne passe pas par les sens qui sont les outils de la raison.
Il ne passe que dans l’infiniment petit de nos cellules.

Échange avec Sri Romaniya (2)

Cette nuit je me suis réveillé dans un sursaut avec une phrase qui tournait en boucle comme dans ces appareils annonceurs électroniques d’événements. Cette phrase disait : « on ne traite pas la suffisance avec de la délicatesse ». Maître, je ne comprends ce que cela signifie, je tourne ces mots dans tous les sens sans parvenir à leur donner un sens satisfaisant…

C’est simple pourtant, cela dit qu’il faut toujours dire la vérité. Chaque fois que tu ne dis pas la vérité, c’est pour deux raisons : ou parce que c’est à cause de la suffisance d’autrui, ou parce que c’est à cause de ta propre suffisance.

Échange avec Sri Romaniya

Vous qui avez tant parcouru de chemins et tant admiré de choses magnifiques qu’il est donné de rencontrer au voyageur infatigable, que retenez-vous dans vos souvenirs qui conserve une place première et essentielle, quelles images de temples merveilleux issus d’un passé lointain, aux murs recouverts de fresques irisées et lumineuses par leur grandeur et leur beauté, peut-être des statues antiques creusées dans un marbre flamboyant qui témoignent encore et pour toujours de l’agilité et la maîtrise de ces maîtres sculpteurs et lorsqu’on s’approche un peu plus de leur matière on peut saisir les traces de leurs outils, presque deviner l’empreinte d’une paume de main de l’artiste géant, comme laissée là exprès, pour saluer les générations dans l’éternité, qu’avez-vous conservé dans les fils de la toile de vos souvenirs que pour rien au monde vous n’auriez laissé se perdre au fond du puits de votre oubli ?

Rien de tout cela mon cher Adams, aucun palais ni vestige, aucune œuvre réalisée de main d’homme, aucune cité qui me séduise et m’invite à y oublier ma carcasse, je me suis finalement enfui de tous ces lieux, j’ai abandonné toutes ces traces de glorieux passés et celles d’un présent trop bruyant, trop vaniteux et trop envahissant. Rien de tout ce que vous imaginez n’est digne de m’accompagner dans mon dernier asile, mais une chose pourtant est demeurée intacte, fraîche et vivante comme au premier jour de mon éveil, une seule chose et cette chose est toujours trace d’avenir, ce qui est à venir seulement retient toute mon attention….

Mais quelle est cette chose maître ?

La beauté de la femme Adams, rien ne me trouble autant que la beauté de la femme, et lorsque chaque jour je la croise et la regarde, l’espace d’une grappe de secondes, je suis interdit, arrêté dans mes pensées, mon cerveau passe sur un autre mode, ni celui du travail de la pensée, ni celui de l’empire des sens, non, il demeure comme suspendu dans l’espace, ne pouvant rien faire d’autre que regarder, regarder pour voir alors que regarder ne peut suffire à voir et je vacille dans mon athéisme, pendant cet instant quelque chose en moi se murmure, comme le filet d’une petite source qui surgit entre deux pierres là où rien n’ose pousser, empêché par la brûlure d’un soleil sans pitié.

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La personne retrouve sa moitié d’ombre et se réveille entière à cette fête. L’homme et la femme qui sont dans l’homme se rejoignent – l’homme qui régit son bras droit, la femme dont sa main gauche est la main, et l’enfant dans le berceau du cœur, la flambée du soleil, les marées de la lune, l’animal bondissant, l’arbre immobile où la voile du vent voyage, l’eau, le feu, la terre gisante, le ciel lucide.

Oui, l’homme et la femme et l’ange.

Sur le mental 1 (déjà publié)

Les mécanismes mentaux qui troublent les processus d’analyse ou de compréhension de notre perception du « réel » ont de nombreuses sources et formes, par exemple dans les relations humaines, un détail précis de l’affect de nature à générer des ressentiments tels que la possession, le doute, la jalousie, le manque, etc… correspond naturellement à un processus chimique qui a ses propres effets sur les processus d’analyse; et ces effets sur la démarche sont comparables à des forces physiques influentes sur un mouvement physique ordinaire. Par exemple, imaginons que tu tiennes un balai pour faire le ménage dans une salle, l’ensemble de tes gestes sont coordonnés aux dimensions de la pièces, ainsi qu’aux objets qui s’y trouvent, ainsi qu’au plan et au résultat que tu t’es fixé en te lançant dans ce travail, même les données temporelles vont influer, car tu ne peux rien faire qui ne soit pas relié également à des données géométriques et temporelles, ainsi qu’à toutes sortes d’autres paramètres, donc imaginons que tu tiennes ton balai et que des mains invisibles interviennent sur le manche en créant leurs propres pressions selon leurs propres intentions ou même sans intentions précises, et bien tu auras bien de la peine à mener ton entreprise comme tu l’aurais souhaitée initialement, ton entreprise n’est pas la tienne propre, tu la partages avec d’autres, et le but de ta démarche t’échappe.

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Quand celui qui habite dans notre corps et n’est pas nous, qui dans notre sommeil travaille ; l’ombre qui nous suit lorsque nous sommes debout ; que nous suivons dés que nous sommes couchés et devenons une ombre ; celui qui nous soutient comme le squelette dont notre mort sera la découverte ; celui qui fabrique et répare du dedans notre forme, nôtre et venue d’ailleurs, non voulue par nous ; quand celui-là se relève, nous sommes deux à la même place, et c’est pourquoi nous titubons.

Sa tête parfois se mélange à la notre et parfois s’en sépare, et c’est pourquoi nous délirons comme l’ivrogne qui voit double.

Sa voix qui est celle des grandes eaux et du tonnerre et qui parfois vagit comme un petit enfant, emplit notre bouche de son clapotement.

Son onde apaise notre cœur et le noie.

Son œil aveugle et couleur d’eaux profondes coule dans les nôtres et les voile.

Et voilà le monde qui se renverse. Les objets durs et ternes brillent comme du verre fondant, les déchirés par le mouvement se referment, les inertes s’animent, les complets s’envolent en éclat, les épars se nouent en guirlande.

Et les choses fondent en leur pâte de rêve tandis que le rêve rêve qu’il est une chose et peu à peu durcit.

En ce rocher, ces briques, ce tronc d’arbre mort, ces poussières colorées tombées dans l’huile ou dans la colle, la boue, ces métaux, tout ce que nous prenons en notre main pousse de soi-même en notre main comme une plante dans un pot.

Car les membres de celui-là ruissellent dans nos bras, gagnent nos mains.

Et notre forme, nôtre et venant de nous et par nous faite, s’imprime comme un sceau royal à ce qui sort de notre main.